Le botaniste

“Nous sommes à la mi-août, en été quant au calendrier ; en fait, c’est le printemps du pays.

Les énormes buissons globuleux de l’euphorbe balsamifère forment le fond du décor accompagnés d’autres arbustes et de mille espèces herbacées aux fleurs de coloris souvent délicat, rose, bleu, jaune,orangé. Des bandes de merles métalliques jacassent dans les mimosas, chargés parfois des nids suspendus des tisserins. Sur le sol, d’innombrables petites lignes jumelles, vraies voies ferrées en miniature, décèlent le passage de millepattes géants. Des champignons : et pas de ces boules coriaces, parcheminées, juchées sur un pied ligneux et grêle, qui pullulent au désert et se nomment tylostomes, non, de vrais champignons, honnêtes, catholiques, avec un brave pied charnu, comme tous les gens “bien”, et comme eux un vrai chapeau doublé de vrais feuillets.”

 Méharées T. Monod


Monodiella Flexuosa