Ludwig Meidner

Ludwig MEIDNER
"Moi et la ville"

Le document est un tableau, une peinture qui a été exécuté(e) en 1912. MEIDNER, ainsi que Kley NODLE, KANDINSKY et MULLER appartenaient au mouvement expressionniste.
Le thème du tableau est “la grande ville et les conséquences de l’urbanisation sur la vie des gens”. Le thème de la grande ville et de la vie des citadins occupe une grande place dans les oeuvres des peintres expressionnistes.
Nous voyons un visage, le visage d’un homme. Il est au premier plan et couvre une grande partie du tableau. Cet homme semble nous regarder c’est comme s’il voulait nous adresser la parole. Dans son regard, on peut lire la douleur et l’angoisse, comme s’il nous appelait à l’aide.
Cet homme habite la ville, elle le ronge, elle le dévore, elle l’étouffe. La ville détruit l’individu.L’urbanisation et le fait que les villes soient de plus en plus importantes sont des conséquences directes de la “Révolution Industrielle”.

Les paysans ont quitté leurs fermes et ont trouvé du travail à l’usine (l’exode rural a commencé vers le milieu du XIX éme siècle), de plus en plus de gens vivaient en ville. Dans les régions industrielles, les maisons avaient des façades noires et tristes ; il y avait des corons, des cités ouvrières où toutes les maisons semblaient identiques.
L’homme dans le tableau est comme prisonnier, il ne peut pas échapper à l’emprise de la ville, il ne peut plus fuir.
Les rangées de maisons entourent l’homme, elles sont partout, c’est comme un cercle infernal.
On a l’impression que la ville est devenue folle et qu’elle veut détruire cet homme. C’est comme un cauchemar.
L’homme devient fou, se sent perdu et abandonné et n’a plus aucune chance d’échapper à la ville. Il est trop tard. L’homme et la ville semblent être devenus inséparables ; c’est ainsi que nous voyons par exemple des rangées de fenêtres identiques dans ses vêtements.
Les couleurs du visage et celles de la ville sont les mêmes (noirs, gris, marron). Les yeux de l’homme lui sortent des orbites, le visage est maigre, l’homme n’a plus que la peau sur les os, sa main fait penser à un squelette.
L’individu meurt, c’est le profit qui est devenu l’essentiel, la chose la plus importante.L’urbanisation et la paupérisation du prolétariat sont apparues suite à la “Révolution Industrielle”.
On remarque que les expressionnistes n’ont montré que les côtés négatifs de la vie dans la ville, alors que celle-ci a bien entendu de nombreux avantages... .