Le point de vue d'Elisée

 

Reclus déclare que son rôle dans la Commune était "nul". Placé dans la foule anonyme des combattants et des vaincus, il servait simplement de garde national pendant les premiers jours de lutte. Par la suite, il a pendant un an été retenu dans les prisons de Satory, Trébéron, Brest, Saint Germain, Versailles, Paris où il a pu se faire une opinion sur la Commune. Il ne se permet pas de juger les hommes, qui à son avis avaient été peu dignes de la cause défendue.
Son attitude plutôt complexe ne pouvait se réduire à un sentiment nationaliste : il lui semblait que toutes les personnes ayant pris part au mouvement étaient solidaires par le fait de la répression et des outrages subit en commun.


Ruines au ministère des Finances
Revue Itinéraire (Chelles)
Il considère que l'organisation militaire de la Commune a été médiocre, comme l'avait été la défense de Paris pendant le premier siège, sous la direction de Trochu.
A cette occasion, Reclus fut le porte-parole de l'
Anarchie. Il considère la Commune comme une Convention sans pouvoirs. Son attitude envers celle-ci est complexe et, quelque peu ambiguë.
Suite à son
emprisonnement et ses déportations, il franchit la frontière suisse et resta fortement ébranlé par cette douloureuse expérience.